• Scarification

    La scarification est une pratique consistant à effectuer une incision superficielle de la peau. La scarification est une pratique médicale, un type de modification corporelle ou un acte d'automutilation ou plus précisément de « lésion auto-infligée ».

    Le terme est aussi utilisé dans d’autres contextes notamment le BTP ou l'exploitation des sols.

    En jardinage, la scarification est l'action de griffer le sol pour retirer la couche de feutrage et de mousse qui se forme tous les ans au niveau des racines et qui asphyxie le gazon

    Étymologie

    Le mot vient du latin scarificare, qui signifie « inciser ».

    Scarification des sols

    La scarification du sol sert essentiellement à défeutrer, c’est-à-dire à lacérer la couche de végétaux qui apparaît à la longue sur certaines pelouses et qui devient une barrière à l'entrée de l'eau et des éléments nutritifs dans le sol. Cette couche provient de la prolifération de mousses (sur les sols humides, à l'ombre, trop compactés) et de l'accumulation des déchets de tontes qui se produit lorsque l'on ne ramasse par l'herbe.

    Pour effectuer ce travail d'aménagement du sol on utilise un Scarificateur.

    Scarification médicale

    Ancienne pratique médicale utilisant la scarification.
    Ancienne pratique médicale utilisant la scarification.

    La scarification à but médical est ancienne, pratiquée depuis l'antiquité, c'est surtout du XVIe au XVIIIe siècle qu'elle est une pratique répandue lors des saignées superficielles.

    De nos jours, la scarification médicale a pour but de traiter des maladies de peau ou pour traiter des zones se trouvant à proximité intérieure de l'épiderme. La scarification est aussi utilisée dans certains cas de vaccination ou pour traiter des cas virulant de Rosacée.

    Scarification sociale

    La scarification en Afrique

    La scarification sociale a une origine ancienne, on la trouve couramment pratiquée en Afrique (particulièrement en Afrique de l'Ouest) où elle a remplacé le tatouage qui se distingue mal sur les peaux sombres. La scarification sociale revêt une signification particulière, rituelle de passage à l’âge adulte ou appartenance à un groupe restreint.

    La scarification en Australie et Nouvelle-Guinée

    Les Aborigènes d'Australie et certaines tribus de Nouvelle-Guinée pratiquent ou ont pratiqué la scarification.

    Cérémonie d'initiation dans le Village de Korogo (Nouvelle-Guinée), 1975. Franz Luthi
    Cérémonie d'initiation dans le Village de Korogo (Nouvelle-Guinée), 1975. Franz Luthi

    La scarification en Occident

    En Occident, cette pratique a attiré les adeptes de modification corporelle qui la nomme parfois cutting (ou burning/branding bien que dans ce cas la pratique ne soit pas véritablement une scarification). La scarification laisse volontairement des cicatrices visibles, lorsque l'aspect esthétique est au cœur de la démarche, elle fait partie des modifications corporelles et s'apparente au tatouage, mais lorsque la douleur et la volonté de détruire s'érigent en but, elle devient une mutilation révélatrice d'un comportement pathologique. Cette scarification (principalement sur la partie intérieure des avant-bras) est très répandue chez certains groupes de jeunes. On l'appelle « auto-scarification ».

    Méthodes de scarification

    Dans le cadre des modifications corporelles, on distingue deux sortes de scarification : les scarifications en relief et les scarifications en creux. Les premières s'obtiennent en incisant simplement la peau, les deuxièmes en enlevant une partie de l'enveloppe superficielle de celle-ci, toutes ces blessures restant bénignes (cutting). Une autre méthode encore consiste à brûler superficiellement la peau (burning, ou branding). Un traitement est ensuite appliqué directement sur la scarification pour à la fois limiter les risques d'infection et empêcher les blessures de cicatriser normalement. Les motifs demeurent mystérieux.

    Dangers et précautions

    Pratique moderne de scarification
    Pratique moderne de scarification

    La scarification consiste à causer volontairement un dommage à sa peau et n'est donc pas sans danger. Elle doit donc être pratiquée avec précaution, dans le respect de règles d'hygiène stricte.

    • Les infections sont possibles, non seulement par le matériel, mais également pendant que la plaie n'est pas totalement refermée. Le matériel doit être à usage unique pour éviter de transmettre des maladies d'un individu à l'autre (comme le SIDA par exemple). De plus, la cicatrice nécessite d'être régulièrement nettoyée avec un désinfectant.
    • La scarification artistique doit être faite par un professionnel averti qui a de bonnes connaissances en anatomie afin de ne pas entailler la peau trop profondément, ou de la brûler ou refroidir trop (suivant la méthode utilisée).
    • Pour la méthode par brûlure, il faut impérativement porter un masque pour se protéger d'éventuelles maladies qui passeraient dans les fumées lorsque la peau brûle.

    Scarification psychologique ou automutilation

    La scarification permet l'expression d'une souffrance psychologique. Les personnes pratiquant cette automutilation témoignent généralement d'un mieux-être après s'être mutilé. Cela peut paraître paradoxal mais cela s'explique par le fait que des endorphines sont libérée durant la scarification, ce qui peut amener la personne à un certain bien-être, voire à une addiction à cette pratique.

    La scarification est aussi une punition infligée à soi-même qui procure certes un mieux-être dans l'immédiat, ainsi qu'une certaine addiction, mais qui enferme encore plus dans sa souffrance


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