
La scarification est une pratique consistant à effectuer une incision superficielle de la peau. La scarification est une pratique médicale, un type de modification corporelle ou un acte d'automutilation ou plus précisément de « lésion auto-infligée ».
Le terme est aussi utilisé dans dautres contextes notamment le BTP ou l'exploitation des sols.
En jardinage, la scarification est l'action de griffer le sol pour retirer la couche de feutrage et de mousse qui se forme tous les ans au niveau des racines et qui asphyxie le gazon
Étymologie
Le mot vient du latin scarificare, qui signifie « inciser ».
La scarification du sol sert essentiellement à défeutrer, cest-à-dire à lacérer la couche de végétaux qui apparaît à la longue sur certaines pelouses et qui devient une barrière à l'entrée de l'eau et des éléments nutritifs dans le sol. Cette couche provient de la prolifération de mousses (sur les sols humides, à l'ombre, trop compactés) et de l'accumulation des déchets de tontes qui se produit lorsque l'on ne ramasse par l'herbe.
Pour effectuer ce travail d'aménagement du sol on utilise un Scarificateur.
La scarification à but médical est ancienne, pratiquée depuis l'antiquité, c'est surtout du XVIe au XVIIIe siècle qu'elle est une pratique répandue lors des saignées superficielles.
De nos jours, la scarification médicale a pour but de traiter des maladies de peau ou pour traiter des zones se trouvant à proximité intérieure de l'épiderme. La scarification est aussi utilisée dans certains cas de vaccination ou pour traiter des cas virulant de Rosacée.
La scarification sociale a une origine ancienne, on la trouve couramment pratiquée en Afrique (particulièrement en Afrique de l'Ouest) où elle a remplacé le tatouage qui se distingue mal sur les peaux sombres. La scarification sociale revêt une signification particulière, rituelle de passage à lâge adulte ou appartenance à un groupe restreint.
Les Aborigènes d'Australie et certaines tribus de Nouvelle-Guinée pratiquent ou ont pratiqué la scarification.
En Occident, cette pratique a attiré les adeptes de modification corporelle qui la nomme parfois cutting (ou burning/branding bien que dans ce cas la pratique ne soit pas véritablement une scarification). La scarification laisse volontairement des cicatrices visibles, lorsque l'aspect esthétique est au cur de la démarche, elle fait partie des modifications corporelles et s'apparente au tatouage, mais lorsque la douleur et la volonté de détruire s'érigent en but, elle devient une mutilation révélatrice d'un comportement pathologique. Cette scarification (principalement sur la partie intérieure des avant-bras) est très répandue chez certains groupes de jeunes. On l'appelle « auto-scarification ».
Dans le cadre des modifications corporelles, on distingue deux sortes de scarification : les scarifications en relief et les scarifications en creux. Les premières s'obtiennent en incisant simplement la peau, les deuxièmes en enlevant une partie de l'enveloppe superficielle de celle-ci, toutes ces blessures restant bénignes (cutting). Une autre méthode encore consiste à brûler superficiellement la peau (burning, ou branding). Un traitement est ensuite appliqué directement sur la scarification pour à la fois limiter les risques d'infection et empêcher les blessures de cicatriser normalement. Les motifs demeurent mystérieux.
La scarification consiste à causer volontairement un dommage à sa peau et n'est donc pas sans danger. Elle doit donc être pratiquée avec précaution, dans le respect de règles d'hygiène stricte.
La scarification permet l'expression d'une souffrance psychologique. Les personnes pratiquant cette automutilation témoignent généralement d'un mieux-être après s'être mutilé. Cela peut paraître paradoxal mais cela s'explique par le fait que des endorphines sont libérée durant la scarification, ce qui peut amener la personne à un certain bien-être, voire à une addiction à cette pratique.
La scarification est aussi une punition infligée à soi-même qui procure certes un mieux-être dans l'immédiat, ainsi qu'une certaine addiction, mais qui enferme encore plus dans sa souffrance
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